bonneville
"Au Cœur de la
Haute-Savoie, aux portes de l'Europe" Située
au cœur de la vallée de l'Arve, sous-préfecture
et capitale du Faucigny, Bonneville vous accueille. Une
fois passé le Pont de l'Europe, veillé en
permanence par l'imposante Colonne Charles Félix,
vous pourrez découvrir son centre ville chargé
d'histoire, son château du 13ème siècle,
ses ruelles, ses commerces.
Bonneville est traversée par l'Arve, atout incontestable
de notre patrimoine historique, qui descend du Pays du Mont-Blanc
et coule depuis des siècles, transportant avec elle
légendes et secrets, pour aller finir sa course à
Genève. La rivière est riche de sa faune et
de sa flore. Vous la découvrirez tout au long de
ses 101 km, parfois mystérieuse, souvent joyeuse,
puis un peu plus calme. L'Arve est l'une de nos fiertés.
Trente sept communes se sont regroupées afin de mieux
la préserver et de lui permettre de garder son précieux
cachet.
Bonneville, ses équipements sportifs et de loisirs,
ses campings. Au lac de la Motte longue, une plage accueille
aux mois de juillet et août les jeux d'eau qui font
le bonheur des familles et surtout celui des enfants. Mais
on peut découvrir Bonneville et ses Environs, ses
villages et stations, grâce aux sentiers de randonnées
qui nous entraînent vers de charmants paysages et
de remarquables panoramas. Bonneville, ville fleurie, c'est
l'entrée dans une vallée qui vous promet de
belles surprises que vous apprécierez...
Bonneville et son histoire par
le doyen Paul GUICHONNET
Bonneville, capitale du Faucigny, chef-lieu de canton et
d'arrondissement, résulte, dans sa configuration
actuelle, de la réunion de quatre communes :
• La Côte d'Hyot dans les vignes du coteau rive
gauche, était une grosse paroisse, citée dès
1012. L'orthographe officielle est une complication fantaisiste
et inutile, pour Dio (dei : de Dieu, Costa dei ou "Bois
de Dieu", de boscao dei). Le terroir, où les
Sires de Faucigny faisaient cultiver de grandes vignes,
possédait l'annexe de St-Etienne Bois Dio (de Sancte
Stéphane de bosco dei) où était l'église
paroissiale. Bonneville fut, de 1183 à 1616, une
filiale de la "mère-église" de Saint-Étienne,
avant que les rôles ne fussent inversés à
son profit.
La Côte se sépara de St-Etienne, au spirituel
et fut rattachée à Contamine puis à
Bonneville. La paroisse de Saint-Etienne, simple annexe
de Bonneville, disparut, à son tour, après
la Révolution.
• Pontchy
dont l'orthographe ancienne est Ponchie (1215) puis Ponchier
était une villa gallo-romaine (Panctius, Pontiacum),
comme ses villages de Dessy (Dexiux, Dexiacum) et de Thuet
(Tuguis, Tugiacum). L'église, au cœur gothique,
récemment remaniée, remonte au 15ème
siècle.
Bonneville est née de la volonté géopolitique
du Comte de Savoie, Pierre II, de son épouse Agnès
de Faucigny, et de leur fille Béatrix, "La Grande
Dauphine", de déplacer vers la moyenne Arve
le centre politique de leur petit état, établi
jusque-là à Sallanches et à Cluses.
• Naissance de la "Bonne Ville"
Le point de départ de Bonneville est le territoire
gallo-romain puis Burgonde, de Tucinge, sur les deux rives
de l'Arve, attesté par l'actuel hameau de Toisinges.
Dans un site de confluent et de pont, le cône de déjection
du Borne colle le cours de l'Arve contre la colline de la
rive droite. Une tour féodale s'élève
dès le 11/12éme siècle sur la butte
de Pressy. C'est là que Pierre II établit
un habitat, doté de franchises, vers 1262, et commence
une fortification sur la colline du château. En 1283,
Béatrix donne au "Bourg du château"
son nom, Bona Villa, la "Bonne Ville", pour indiquer
que la localité jouit de privilèges, sanctionnés
par la nouvelle charte de 1289. Siège d'une châtellenie,
en 1296, résidence des Faucigny, la cité devient,
progressivement, la capitale administrative de la Baronnie,
pendant la période d'annexion au Dauphiné
(1304-1349), puis à la (rance (1349-1355) et, enfin,
à la Savoie.
Elle le demeure, sauf une parenthèse, au profit de
Cluses, sous la Révolution, puis après l'annexion
de 1860. Jusqu'à l'essor industriel de la dernière
après-guerre, Bonneville était essentiellement
une cité bourgeoise d'hommes de loi et de professeurs.
Elle sera au centre d'une vie politique, souvent agitée,
notamment en 1860 avec le mouvement des démocrates
demandant la réunion de la Savoie du Nord à
la Suisse, crise réglée par l'octroi de la
"Grande zone franche douanière" qui durera
jusqu'en 1923. Bonneville, incendiée en 1131, montre
toujours un plan de la bourgade médiévale.
Les deux tours subsistantes du château furent édifiées
en pierre, et le château transformé en prison
au 18ème siècle, sont inscrits à l'inventaire
des Monuments Historiques.
L'édifice est propriété municipale
et l'on s'emploie à le restaurer et à en aménager
les abords. Les autres témoins du passé riche
et attachant sont, sur la Place du Parquet, l'Hôtel
de Ville, de style néo-classique, la charmante fontaine
et la "maison des têtes", baroques. Sur
les rives de l'Arve, la colonne, élevée en
1826 en l'honneur du roi Charles Félix, pour commémorer
l’endiguement de la rivière ; l'Hôtel
de l'Intendance, aujourd'hui Sous-Préfecture et le
Palais de justice. Enfin l'église Sainte-Catherine,
l'une des plus vastes du diocèse, a été
construite dans le style "sarde".