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tournon - sur - rhône
PRÉ-HISTOIRE
Les hommes vivent depuis longtemps ensemble dans le Tournonais.
Dès le néolithique (- 9000 ans), des agriculteurs
se sont installés sur les hauteurs de la vallée
du Doux. A Colombier-le-Jeune, ils nous ont laissé
les témoignages de leur passage en édifiant
le dolmen de Chabot et en sculptant dans le granit une mystérieuse
pierre à cupule.
Au temps des gaulois, deux peuplades cohabitent sur le secteur
du Tournonais. Au nord de la vallée du Doux, ce sont
les puissants allobroges, « ceux venus d'ailleurs ».
Au sud s'étend entre Doux et Eyrieux, le territoire
du petit peuple des ségauvelaunes (ségalauniens)
d'où provient certainement le nom du village de «
Glun ».
Au cours de l’antiquité, l’activité
des hommes du Tournonais se concentre sur les bords du Rhône.
A l’embouchure du Doux, la corporation des « Hautes
» (mariniers et commerçants très influents)
fonde le port de Muzolium dés le 3ème siècle
av.J.C qui compte avec Lyon et Arles parmi les trois comptoirs
sur le Rhône.
Au 1er siècle après JC, les romains obtiennent
des variété de vignes résistantes au
froid et à la pluie, les vignobles remontent alors
la vallée du Rhône. On peut imaginer que c'est
à ce moment-là que furent plantés les
premiers ceps des coteaux de Saint Joseph.Les romains se chargèrent
aussi d'édifier de nombreuses voies sur le tracé
de chemins gaulois. Pour rejoindre le Puy-en Velay ils mettent
en place la voie du Doux, deux ponts permettent de traverser
la rivière : le pont de César (une de ses culées
sert d'assise au barrage de la ville de Tournon), l’autre
dans la plaine de Boucieu-le-Roi.
MOYEN-AGE
toue du Tournonais se morcèle entre les mains de petits
seigneurs qui érigent donjons et maisons fortes. Ces
seigneurs s'enrichissent rapidement en imposant des péages
aux commerçants qui font transiter leurs marchandises
à dos de mulets sur les sentiers escarpés du
Vivarais, ou bien par bateaux sur le Rhône impétueux.
RENAISSANCE
Grâce au Cardinal François de Tournon (ministre
du roi François 1er), la maison des Tournon acquiert
une grande puissance. Elle possède plus de 21 territoires
en Vivarais. En parallèle, le Tournonais doit faire
face aux guerres de religions, qui opposent catholiques et
protestants. Les pestes viennent également s'ajouter
à la grande famine de 1586 et aux inondations du Rhône.
En 1536, le Cardinal de Tournon fonde le premier collège
de province pour assurer l’instruction. Les élèves
affluent (1200 à 2000 internes), le collège
atteint une telle renommée que le pape Jules II l’érige
en "Université de philosophie et des sept arts
libéraux" en mai 1552. L’imprimerie se développe
alors à Tournon. Au XVIIIème siècle,
Pierre Vigne (prêtre missionnaire installé à
Boucieu-le-Roi) suit l’exemple de Saint François
Régis. Il sillonne le Dauphiné et le Vivarais
prêchant et apportant soins aux malades.
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