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gastronomie
De la
tête de veau au clafoutis
Quelque nourritures terrestres, issues d’un terroir
généreux, confiées à des générations
de paysans, de grand-mère et de chefs, ont contribué
à ces spécialités limousines dont voici
la carte. Oubliez vos régimes, vous êtes en vacances
!
LA CHATAIGNE
La bourrue, la Jalade, la grosse rouge, la vire-vent, la sauvage
des cars …Ces noms poétiques et affectueux résument
à eux seuls l’histoire d’amour entre le
Limousine et la châtaigne . La Confrérie des
Francs Goûteurs de Châtaignes assure son renouveau
culinaire et tous les ans, en octobre, Dournazac accueille
150 artisans qui la mettent à toutes les sauces : beignets,
boudins, gâteaux, liqueurs …
LA FRIASE
Dans le pays de Beaulieu-sur-Dordogne, capitale limousine
de la fraise, une centaine de producteurs veille jalousement
sur la Garriguette , l’Elsanta et la Marat des bois
. Tous les ans , en mai , le rouge est mis et la ville se
transforme en un gigantesque marché , lors de la fête
de la fraise . L’attraction la plus spectaculaire est
la tarte géante de 8 mètres de circonférence
, distribuée gratuitement au public en fin de journée
.
LA NOIX
Les noyers se plaisent dans le bassin de Brive . Ils font
partie du paysage avec leurs filets rouges qui attendent les
noix mûres . Aujourd’hui, ces vergers produisent
en quantité la Corne , la Franquette et la Marbot,
des noix largement utilisées pour accompagner les plats
ou les desserts , produire de l’huile et une liqueur
très renommée .
LA TRUITE
Les eaux vives , fraîches et pures qui dévalent
de la Montagne limousine sont le lieu de prédilection
de la truite fario, un poisson sauvage et sportif doté
d’un sacré tempérament : malin , rapide
, insaisissable, il donne bien du fil à retordre aux
petites Ferrari aquatiques, cuisinées au lard fondu,
aux choux ou aux noix , dans une auberge au bord de l’eau
.
LA TRUFFE
Sur le Causse corrézien, les chercheurs d’or
noir récoltent bon an mal an quelques centaines de
kilos de truffes, soigneusement cultivées sur des terrains
dont ils améliorent la qualité . La Rolls des
champignons alimente toujours le marché de Brive et
grands restaurants .
LA POMME
De mémoire de Limousine , la pomme , avec ses 250 variétés
anciennes répertoriées , a toujours eu sa place
à la table des paysans qui produisaient aussi leur
propre cidre . Depuis la fin des années 50, la pommeraie
limousine s’est démultipliée en Corrèze
et en Haute-Vienne , ou les golden aux joues roses se fondent
dans le vert du paysage . Les 5000 hectares plantés
en pommiers produisent annuellement 120 000 tonnes de fruits
à la chair très sucrée , commercialisées
sur tous les marchés européens .
LA MYRTILLE
Elle pousse , sauvage et vigoureuse , sur le plateau de Millevaches
et dans les Monédières , mais la baie des anges
a été apprivoisée par quelques producteurs,
qui la commercialisent . A l’école buissonnière
des fruits rouges , elle siège au premier rang : consommée
fraîche , séchée ou en conserves , elle
donne aux tartes , aux confitures , aux coulis , aux sirops
et aux liqueurs un goût de liberté .
LES VIANDES
Le comble , pour un Limousine , c’est d’être
végétarien ! Comment pourrait-il en être
autrement dans une région ou la Saint-Cochon donne
toujours lieu à de grandes agapes familiales et ou
les bouchers sont passés maître dans l’art
de préparer abats et autre morceaux ? Pays de cocagne
des éleveurs, le Limousine doit surtout sa renommée
à l’excellence de sa viande bovine .
LES GALETOUS
Appelée galetou en Haute-Vienne et tourtou en Corrèze,
la galette de blé noir ou de sarrasinétait autrefois
la nourriture du pauvre par excellence . Destinée à
remplacer le pain, elle accompagnait tous les plats, salés
et sucrés . Aujourd’hui, elle se déguste
surtout comme une crêpe , avec du fromage blanc , du
miel ou de la confiture ou des rillettes .
LE CLAFOUTIS
Le plus populaire des desserts limousins a depuis longtemps
conquis l’Hexagone , à tel point que tous les
cordons , bleus de France et de Navarre s’essaient à
sa confection . seules, toutefois, les petites cerises noirs
non dénoyautées du Limousin font un bon clafoutis
, en colorant cette saveur boisée inimitable. A Droux,
au nord de la Haute-Vienne , la fête du clafoutis rend
un gourmand hommage à ce gâteau rustique et fier
de l’être .
LA MIQUE
Un drôle de nom pour une drôle de boule de pâte
à pain, campagnarde à souhait et particulièrement
nutritive.
Traditionnellement cuite dans la soupe, elle s’enrichit
aujourd’hui de lait, de beurre et d’œufs,
qui lui donnent un aspect brioché. En Haute Corrèze
et en Haute-Vienne, la mique devient le farcidure, une galette
de céréales au lard cuite à la cocotte
avec du salé et de l’andouille .
LA TÂTE DE VEAU
Selon le célèbre adage, tout est bon dans le
cochon … dans le veau aussi, répondront les Limousins,
qui le dégustent de la tête aux ris ! Excellente
persillée, la tête de veau est d’ailleurs
une curiosité de la région ( qui n’augure
en rien du caractère de ses habitants…), dont
la joyeuse Confrérie de la tête de veau, présidée
par Jacques Chirac et animée par le célèbre
« Momon Fraisse », s’applique à maintenir
la tradition.
LE PÂTE’ DE POMME DE TERRE
Vigoureusement campagnard, il est de ces plats qui donnent
la force aux hommes et forgent, dès l’enfance,
de robustes gaillards. Toutes les boulangeries de la région
préparent le meilleur pâté de pommes de
terre du monde, avec une pâte feuilletée au saindoux,
des patates coupées en fines lamelles, un hachis de
lard salé, du persil, de l’ail et du poivre.
A consommer de préférence le midi, en plat unique,
accompagné d’une petite salade verte et suivi
d’une sieste incontournable .
LES CHAMPIGNONS
A l’automne, les sous-bois du Limousin se tapissent
de myriades de champignons : girolles, pieds de moutons, cèpes,
coulemelles, morilles… il n’y a qu’à
se baisser pour les ramasser ! Mais les connaisseurs, les
vrais, viennent parfois de fort loin pour cueillir le roi
des rois : le cèpe de Bordeaux, ou « Tête
de Nègre »
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