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AUVERGNE CHER PAYS
Le Val de
Cher borde la forêt à l’ouest. Les courbes
douces de ses vallons, les couleurs changeantes et les pierres
du petit village de Meaulne ont inspiré Alain Fournier
(Le Grand Meaulnes, paru en 1913).
Faites une halte à Hérisson pour visiter les
vestiges d’une puissante forteresse féodale en
grès rose (04 70 06 80 45) ou à Vieure pour
admirer le Château de la Salle (XIVe siècle).
Ses tours surplombent des jardins au dessin romantique et
des potagers plus prosaïques de légumes rares
(04 70 07 25 88).
Le cours du Cher vous guidera jusqu’à Montluçon
, cité médiévale au riche patrimoine
historique. La vieille ville vit resserrée au pied
du château de Louis II de Bourbon. Cette imposante construction
médiévale, aujourd’hui musée des
Musiques Populaires, abrite la plus importante collection
de vielles du monde. Certaines datent du XIIe siècle.
Visitez également le château de la Louvière
et ses jardins, "pastiche" du Petit Trianon de Versailless.
Puis prenez le temps de suivre le parcours de l’Arbre.
Il vous conduira à travers les parcs et jardins de
la ville jusqu’aux berges du Cher (04 70 05 11 44).
Quant aux gastronomes, ils ne repartiront pas sans avoir goûté
le délicieux pâté bourbonnais, spécialité
de la région.
A Néris-les-Bains, les Romains avaient construit villas,
thermes et théâtre. L’engouement pour les
villes d’eaux à la fin du XIXe siècle
et au début du XXe a enrichi le patrimoine architectural
de cette petite cité. La gare, classée Monument
Historique, mérite à elle seule une visite.

Au fil de la Sioule…
Plus à l’est, l’Auvergne commence à
s’élever doucement vers les Combrailles. Landes
et prairies ont remplacé le bocage. La Sioule creuse
des gorges propices à la descente en canoë-kayak.
A l’horizon, les silhouettes d’anciennes places
fortes comme le château féodal de Chouvigny font
toujours le guet (04 70 90 44 95).
Tout près du barrage des Fades, un étonnant
viaduc métallique enjambe la rivière. Les méandres
spectaculaires de la vallée de la Sioule, ses légers
reliefs vallonnés, sa faune et sa flore sont le cadre
rêvé pour les promenades familiales ou les randonnées
plus sportives.
Le plan d’eau des Fades-Besserve prolonge les grandes
courbes de la Sioule. Il est assez vaste pour la pratique
des activités nautiques et le farniente sur la plage.
Ses eaux sont aussi réputées pour la pêche
aux carnassiers, brochets et sandres en particulier.
La Haute-Auvergne
A l’extrême sud-ouest, l’Auvergne des volcans
laisse la place à celle des hautes terres, la Margeride,
l’Aubrac et la Châtaigneraie. Si la Haute-Auvergne
n’est pas la plus volcanique, elle est peut-être
la plus "arverne". C’est le pays des hauts
plateaux et des estives qui s’étalent avec des
horizons lointains, des vallées vertes, des rivières
et des forêts. On entre souvent en Haute-Auvergne par
Saint-Flour, depuis longtemps gardienne du passage entre nord
et sud.
Cité des Evêques, place forte, Saint-Flour dissimule
des trésors d’architecture. La visite guidée
de la cité médiévale en révèle
quelques-uns. La cathédrale gothique, étonnante
de simplicité, est construite en basalte, pierre noire
et dure qui a été choisie pour sa résistance.
Un Christ noir, unique en France, reste d’origine mystérieuse.
A l’est de Saint-Flour, les monts de la Margeride se
prolongent jusqu’au Velay voisin. Sur ces montagnes
de granit, pays de la bête du Gévaudan, qui a
son musée à Saugues, alternent landes rases
et forêts profondes.
Les reliefs de la Margeride ont servi de camp retranché
aux Maquisards pendant la Seconde Guerre mondiale. Haut lieu
de la Résistance et théâtre de combats
glorieux, le mont Mouchet rend hommage aux héros de
l’Ombre avec un musée national à Auvers
(04 71 74 11 91). La Margeride, ce sont aussi des dizaines
de ruisseaux qui serpentent dans des paysages de rêve
que l’on découvre en suivant les chemins de randonnée.
Certains étaient empruntés par les pèlerins
de Saint-Jacques de Compostelle. L’écomusée
de Ruynes-en-Margerie retrace sur quatre sites la vie d’hier
et d’aujourd’hui (04 71 23 42 96).
Plus au sud, on se rapproche de Chaudes-Aigues, ville d’eaux
bien nommée. La cité est aux portes de l’Aubrac,
immense et magnifique haut plateau verdoyant, ponctué
de loin en loin par les villages et les "mazucs",
ces fermes d’altitude où, pendant l’estive,
on fabriquait les fromages.
L’été, l’Aubrac offre son relief
légèrement arrondi et ses horizons lointains
aux amateurs de promenades familiales ou de grandes randonnées.
L’hiver, le haut plateau devient un paradis pour les
amateurs de ski de fond.
La Haute-Auvergne, c’est aussi le pays d’Aurillac
et celui de la Châtaigneraie. Longtemps rivale de Saint-Flour,
Aurillac est aujourd’hui capitale de la Haute-Auvergne.
La ville garde l’empreinte d’un passé commerçant
et industrieux. Ses marchés et ses foires étaient
parmi les plus importants de la région. Ils restent
aujourd’hui encore des évènements à
ne pas manquer.
Le Festival International de Théâtre de Rue est
un grand rendez-vous de créativité, d’émotion
et de fête.
Au nord d’Aurillac, le château d’Anjony
et les maisons aux toits de lauzes de Tournemire (R 3) se
font toujours face. Le village, l’un des plus bucoliques
de la région, est classé parmi les "Plus
Beaux Villages de France". Le château en impose
par l’élégance et la puissance de son
architecture altière. 
Au sud-ouest d’Aurillac et jusqu’à
la vallée du Lot, d’étend la Châtaigneraie.
Les 210 000 hectares de châtaigniers sont parcourus
de chemins creux et entrecoupés de petits vallons.
Le pays se prête merveilleusement à la promenade,
en particulier à bicyclette (possibilité de
séjour itinérant en boucle, 04 71 63 85 15).
Tout au sud, sur la sauvage et méridionale vallée
du Lot se pratiquent les activités d’eaux vives.

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