Vallée du Dropt
Vallée des Bastides
Evoquant la Vallée
du Dropt, il y a quinze siècles, le poète latin
Sidoine Apollinaire voyait en elle « une image du paradis
»…
Né en Périgord, le Dropt saute de moulin en
moulin et trace son sillon à travers la Guyenne et
l’Entre-Deux-Mers jusqu’au fleuve Garonne. Un
sillon de 130 kilomètres, ourlé de champs de
primeurs et de tabac, frangé de vignobles et de vergers,
de prairies et de collines boisées… Paysage de
calme, de mesure et d’harmonie.
Peuplée depuis le fond des âges, la vallée
du Dropt est terre d’Histoire. On retiendra, en particulier,
le formidable affrontement des rois de France et d’Angleterre
qui s’y déroula, trois siècles durant..
Jusqu’à cette fameuse bataille de Castillon,
en juillet 1453, qui mit fin aux hostilités. Cette
période troublée nous a laissé de nombreux
témoignages, qui constituent un patrimoine d’une
exceptionnelle richesse. Villages médiévaux,
églises, abbayes, chapelles et châteaux, fortifications,
moulins et ponts romans… Et, bien sûr, des bastides
du XIIIe siècle, une quinzaine au total, dont certaines
comptent parmi les plus belles du Sud-Ouest… Autant
de « villes nouvelles du Moyen-Âge », où
se lit toujours parfaitement cette étonnante trame
urbaine, autant de lieux de mémoire, qui résonnent
encore du fracas des sièges et des batailles…
Le dropt, de la source à
l’embouchure…
Au fil du Dropt, au fil de l’eau, au fil du temps…
Au cœur de l’Aquitaine, de la Dordogne à
la Gironde en passant par le Lot-et-Garonne, le Dropt irrigue
le Sud du Périgord, le Haut-Agenais, le Nord de la
Guyenne et l’Entre-Deux-Mers. De la source de Capdrot
jusqu’à l’embouchure de Caudrot, la calme
rivière invite le visiteur à découvrir
un riche patrimoine médiéval, établi
sur ses rives et les coteaux voisins. Dans un environnement
préservé et plein de charme, partez en «
itinérance », laissez-vous guider au rythme lent
des eaux de Dropt…
Pour une promenade plaisir à la découverte des
« vieilles pierres » au hasard des places, rues,
carreyrous, ruets et autres carrérots qui font la trame
des bastides… Pour des activités plus sportives,
sur la rivière et les chemins… Ou pour une balade
gourmande à la rencontre des vignerons et producteurs
– foies gras, truffes, pruneaux, primeurs…, au
gré des marchés qui ponctuent la vie de la vallée
et fleurent bon l’occitan.
Le Dropt Rive Gauche…
La bastide de Villefranche-du-Périgord (1261), à
l’Est du territoire,est la capitale du cèpe,
de la noix et de la chataigne. Proche de la source du Dropt,
grand site national, la bastide de Montpazier (1284) est l’une
des plus belles d’Aquitaine. A quelques lieues : édifices
romans, châteaux de Biron et Gavaudun, Saint-Avit, la
Capelle-Biron… Au Nord de Monpazier, deux bastides se
côtoient : Beaumont du Périgord, fondée
en 1272 (couverts de la place centrale, belle église
fortifiée) et Molières (1284 – vaste église
gothique, ruines d’un château fort, maison à
arcades). Aux environs : Saint-Avit-sénieur (Abbaye
classée au Patrimoine Mondiale de l’UNESCO),
Montferrand-du-Périgord, château de Bannes…
Construit sur un plan circulaire, en opposition avec la rigueur
urbanistique des bastides voisines, Issigeac est une étape
de charme : labyrinthe des ruelles, maisons médiévales,
église classée, palais des évêques
de Sarlat…
Le canton de Sigoulès est renommé pour ses vins
et ses monuments : chateaux de Bridoire, Monbazillac, Saussignac
et Puyguilhem (où l’on utilisa pour la première
fois dans la région l’artillerie à poudre,
en 1338), chapelle de Monbos et ses chapiteaux érotiques.
En direction d’Eymet, la petite bastide de Fonroque
n’a conservé que le tracé de ses rues.
La Sauvetat-du-Dropt possède un imposant pont médiéval
et de belles maisons anciennes. Aux environs, perché
sur un coteau, le village de Soumensac domine les paysages
de la vallée et le beau site naturel du lac de l’Escourroux.
Duras, cité des Ducs, étape vinicole et gastronomique…
Les premières pierres du château ont été
scellées en 1137. Maintes fois ruinée et reconstruite,
la grande bâtisse abrite aujourd’hui musée
et animations théâtres.
Aux environs : plusieurs chapelles et églises romanes
– dont celle de Monteton, édifiée sur
un site privilégié.
Pellegrue a été fondée en 1272 sur un
site déjà habité, contrairement à
beaucoup d’autres bastides de la région, qui
furent véritablement les « villes nouvelles »
du Moyen-Âge. Sur la commune, les chateaux de Boirac-Ségur,
Puch-de-Gensac et Lugaignac.
Non loin, la bastide de Blasimon est la plus récente
du territoire (1317-1322) ; son peuplement fut un échec
et marqua la fin du grand mouvement de fondation des bastides,
commencé 70 ans plus tôt. A deux pas de la cité,
l’abbaye et son superbe portail (XIIe), les moulins
fortifiés de Labarthe et de Laborie.
Les portes qui donnaient accès à la bastide
de Sauveterre-de-Guyenne (1281) ont été conservées,
ce qui donne une bonne idée de ses défenses.
On notera toutefois que certaines bastides n’ont jamais
été ceinturées de remparts, alors que
d’autres seront protégées longtemps après
leur fondation. Près de Sauveterre se trouvent le beau
complexe médiéval du Castrum de Pommiers –
moulin, pont, chapelle, fortifications et courtines, le village
de Castelmoron d’Albret (la plus petite commune de France),
les églises de castelvieil et Mauriac, le moulin de
Cleyrac, et l’abbaye de Saint-Ferme, admirable ensemble
romain…
Le village médiéval de Saint-Macaire est bâti
près de l’embouchure du Dropt. L’église
Saint-Sauveur et ses peintures murales, le prieuré,
la place du Mercadiou, les demeures de marchands, les fortifications
montrent que la cité de Saint-Macaire fut prospère,
avant et après la guerre de Cent Ans, grâce au
« privilège des vins ».


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