
Histoire :
Dédiée à la Sainte-Croix, à
saint Louis et à saint Thomas, cette chapelle castrale
est l'unique vestige du palais riomois du duc Jean de Berry,
fils du roi Jean II le Bon.
Oeuvre des architectes Guy et André de Dammartin,
sa construction commencée vers 1380, mais n'a pas
été achevée à temps pour le
remariage du duc en 1389. Un siècle plus tard, Pierre
II de Bourbon y fonda un chapitre de chanoines.
Tout en s'inspirant directement de la Sainte-Chapelle de
Paris, les maîtres d'oeuvre ont livré une version
toute personnelle. Son plan en est très simple :
une nef unique et trois travées égales suivies
d'un choeur formé d'une quatrième travée
et d'une abside à trois pans. La troisième
travée est flanquée de deux chapelles formant
transept.
Si les clefs de voûte sont richement sculptées,
la mouluration est l'unique décor des colonnes engagées
sur lesquelles reposent les croisées d'ogives. Un
escalier à vis dessert deux petites salles ayant
jour sur l'intérieur de la chapelle. Celle du haut
était l'oratoire ducal. Les hautes toitures couvertes
d'ardoises sont bordées d'une balustrade en pierres
ajourées où des quintefeuilles alternent avec
des fleurons et des clochetons. longue de 73 m, la galerie
de circulation est bordée d'une frise très
fouillée interrompue par de nombreuses gargouilles.
Postérieurs à la construction, les vitraux
ont été réalisés sur les ordres
de la maison de Bourbon. Endommagés à plusieurs
reprises, spécialement par la grêle, ils ont
subi de nombreuses restaurations en 1686, 1727 et au début
du XIXe siècle. En 1842, le peintre verrier clermontois
Thévenot fit un choix parmi les meilleur débris
et les juxtaposa sans ordre rigoureux dans les trois remplages
du chevet. Sur les murs du fond, on voit de grandes tapisseries
d'Aubusson aux fleurs de lis sur fond bleu par Beaufinet,
d'époque Restauration.